OBJECTIF 2012

OBJECTIF 2012

LIBRE EXPRESSION D'UNE RESISTANTE

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Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre

A nos représentants….

 

LIBRE EXPRESSION D'UNE RESISTANTE….

 

 

Monsieur le Ministre

 

Evidemment ce courrier ne parviendra jamais jusqu'à vous. C'est cela la « démocratie » où soi disant nos élus et donc représentants sont ouverts sur la société et prennent en compte les remarques du simple citoyen. On devrait plutôt parler d'un système féodal, inchangé depuis des siècles où une « élite » ou tout du moins un groupe de « privilégiés », non pas de nature mais dû simplement au fait de leur main mise sur l'organisation de notre société, soumise et conditionnée à l'être, détient les rennes d'un pays où les difficultés ne cessent de croître. Pas pour tous, simplement pour la majorité des personnes qui la compose, la « base » comme cela est défini par « l'élite » bien confortablement installée et à l'abris de la misère. Je parle de notre pays mais que dire des autres pays, pour certains plongés dans un désarroi tel qu'il en devient indécent et inhumain de l'ignorer. Même système figé, dressé comme unique et bon, mêmes croyances martelés sans cesse afin que chacun pense qu'il en est ainsi et pas autrement, qu'il n'existe aucun autre modèle possible, que depuis toujours il en a été de la sorte, comme si c'était inné… croyances que le gouvernement sait lui seul comment diriger l'ensemble des citoyens, avec le sens des responsabilités, digne de nous représenter, qu'il est composé des meilleurs éléments, conscients de leur mission et agissant au nom de tous.

 

Je me permets de vous écrire, j'ose et prétends exprimer mon opinion en toute liberté, afin d'exposer mes pensées au sujet de la situation actuelle, m'inscrivant dans ce cadre « virtuel » de démocratie et d'expression libre tant qu'elle reste respectueuse. Aussi de mettre en avant des évidences que sans doute beaucoup taisent et dresser un bilan des actions jusqu'à aujourd'hui menées de la part d'une simple citoyenne, m'adresser à ceux qui constituent le « POUVOIR » et qui semblent croire être les seuls à détenir les clefs pour faire évoluer une situation critique qui échappera tôt ou tard à tous. Je désire pointer du doigt les incohérences, les non-dits, parler de cette gangrène intérieure qui ronge notre organisation en société et nuit à l'ensemble des personnes qui la compose. Je dis bien l'ensemble mais pas tous cependant, car dans un système déséquilibré, bâti exclusivement sur le pouvoir des uns, écrasant une majorité de façon si insidieuse que cette dernière en reste assomée, imposant « son programme », « sa vision » et surtout exerçant son esprit de persuasion, la minorité directrice, reste protégée, préservée, se donnant tout du moins les moyens de l'être, pour eux, juste eux...

 

Vous jugerez sans doute cette succincte introduction bien réductrice, superficielle du point de vue d'un technocrate, coupé du terrain, issu d'une « grande école » au formatage incontesté pour ceux qui la considère de façon neutre et objective, pratiquant allègrement la ségrégation puisque réservée ici encore à certains ou pour reprendre des termes révoltants mais passés de façon magistrale et judicieuse dans le langage courant  de « discrimination positive », entouré d'une multitude de conseillers, attachés, chargés de mission s'évertuant à composer avec vous face à la déconfiture générale. Pourtant, il me semble si j'examine ma capacité d'analyse et de réflexion que je suis à même comme quiconque conscient du marasme dans lequel nous nous trouvons de dresser un panorama de la politique actuelle partant du principe que personne ne vaut plus qu'un autre et qu'en qualité de bénéficiaire (ô combien ennuyée de l'être !!!), je peux porter un regard critique.

 

Dresser un bilan exhaustif de la politique de ces 20 dernières années s'avère être une tâche impossible, tant il y a à dire, à commenter, aussi à proposer. Il faudrait des années de recherches avançant une démarche scientifique pour qu'elle puisse trouver crédit, des pages et des pages d'écriture et je ne peux me le permettre. Je tenterai simplement d'évoquer les points les plus marquants, grossiers et d'approcher les rouages et clivages d'un système verrouillé. Je me contenterai de parler de tous ceux qui supportent et doivent en subir les conséquences au quotidien, à la lumière de cette déclaration si belle pourtant mais toujours inappliquée par manque de sagesse des Droits de l'Homme. Ce bilan se fera sous forme synthétique avec des thèmes ciblés, des questions posées et des propositions alignées.

 

Sans oublier que rien n'est impossible à partir du moment où on est capable de fédérer les énergies et se donner les moyens d'atteindre les objectifs fixés ; et je reste persuadée que la plus intelligente des démarches est sans aucun doute d'oser expérimenter des concepts nouveaux dans la concertation, posant les actions, les limites, toujours dans la concertation et la participation active de cette "fameuse base" à mon sens dénigrée….. Car comme chacun sait, tout projet, toute œuvre collective se fait dans la concertation… pas de quelques uns, une poignée pensant avoir la science infuse, mais de tous... Diriger c'est être capable de se détacher de son « statut », se montrer humble, sans nécessité absolue de profiter des avantages liées à sa fonction et de "briller" au travers d'elle, de savoir se positionner comme un véritable « mandaté », en pleine conscience de la mission qu'il doit relever. C' est cela le socle d'une démocratie qui reste à bâtir et fait appel à des qualités humaines qui semblent si rares… Etre volontariste et visionnaire sont les conditions ultimes pour enfin prétendre à un changement….

 

Ce bilan néanmoins prendra quelques temps, le temps pour moi de rédiger peu à peu, le temps de présence sur ces pages Internet afin de rendre publique cette expression libre. Qui sait, le bouche à oreille fera peut être des miracles… peut être que mes lecteurs éventuels auront eux aussi envie de mettre leur marque sur ces pages blanches… que je souhaite être l'espace de tous, tous ceux qui comme moi se sentent être des « résistants » et qui comptent, avec pour objectif les élections de 2012, bâtir une nouvelle pensée politique, prendre en main notre destin, enfin, et cesser de se reposer sur une minorité qui depuis des décennies nous laissent croire que le changement se résume au renforcement de leur privilège….

 

simple citoyenne.



16/03/2006
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