OBJECTIF 2012

OBJECTIF 2012

IM'POLITIS, l'IMPOLI CIVIL

En deux mots... par JB


La vacuité du pouvoir m'écœure, les jeux de pouvoir itou. Heureusement, il y a le monde de l'esprit, le sens de la vie, celui de la collectivité, de l'Un, et puis, mon arbre fétiche, Populus, avec lequel j'ai établi un dialogue quotidien, et qui illumine mes jours.
 
 "Le gémissement des pins d'Argelouse, la nuit, n'était émouvant que parce qu'on l'eût dit humain. » ainsi, quasiment, est l'ultime pensée de Thérèse Desqueyroux, le personnage du roman éponyme, voulu démon, embourbé dans l'argile lourde de ses pinèdes. Ce matin, quand l'aube me voyait terminer la relecture de ce récit impressionnant de François Mauriac, je n'ai pu m'empêcher d'objecter : « Chère Thérèse, ce n'est pas qu'on l'eût dit humain, il est humain ! » C'est là une transition bienvenue après ce que j'écrivais hier. La voix des arbres est comprise parce qu'elle est vivante et s'adresse à l'âme de celui qui sait l'entendre... Dès lors, pourquoi ne pourrait-elle émouvoir par son seul pouvoir ?

C'est d'une disposition de l'Etre total dont il s'agit ! Le corps vibre comme un medium, émetteur et capteur charnel des sensations physiques les plus subtiles. L'esprit, du cœur de chaque cellule, recueille et amplifie ces signaux. Et l'âme, depuis son pouvoir alchimique, l'écoute et l'exalte, juste récompense d'une attention droite ; un état qui me persuade de toujours l'écouter. Ainsi, être en relation n'appellerait pas la présence. Populus est, je suis, nous sommes reliés. Lorsque je m'absenterai, nous resterons reliés. Populus est davantage un symbole qu'un peuplier alsacien, un individu un peu anarchiste, loin de toute peupleraie. Mais Populus est tous les arbres, un peuple d'arbre ! Alors, pourquoi les pins d'Argelouse ne me parleraient-ils pas ? Ma relation de liberté avec les arbres fait de chacun une antenne et seule l'incapacité de me relier pourrait être un filtre à notre dialogue.

Le tout est de se retrouver dans un mode juste d'être en relation. Tout d'abord, avoir l'esprit vierge, vidé de tout a priori, étranger à l'idée que, par le seul fait de sa naissance, l'humain soit porteur du mal, et, pour finir, ne pas voir le mal en toute chose. Ensuite, avoir la relation juste, dans l'Unité et l'Amour, être celui qui ne s'attribue aucun pouvoir, qui laisse être sans songer être plus fort. Il ne s'agit pas de peser qui est plus, ou sait plus, mais d'être liés. La relation ne peut être faible ou forte ; elle est ! Tout simplement parce que nous ne pouvons pas être séparés.

Et Populus me dit : « Nous sommes une seule et même énergie. Je suis, ici, un arbre ; tu es, là, un homme. C'est le résultat perceptible de la circulation de l'énergie en cet instant de l'Etre. La vraie illusion serait de te croire seulement homme, ou que je me crois seulement arbre. Ceci dit, si tu pars, tu penseras à moi ? Au moins un peu ? Ecris-moi, s'il te plait ! » Oui ! C'est ça mon cher arbre... je t'enverrai une carte postale d'Argelouse."
Ecrit le 13 septembre 2006
 


13/09/2006
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