OBJECTIF 2012

OBJECTIF 2012

DIVERSITE, UNICITE.....

Diversité….  unicité

 

Si l’on part du principe simple qu’il n’existe qu’une espèce : l’espèce humaine, les polémiques de tous ordres, visions sectaires et préjugées n’ont pas lieu d’être. On sait alors que le concept de « races » est erroné, qu’il fut crée pour asseoir des systèmes dominant, autoritaires de personnes voulant imposer leur vue et pouvoir. En effet, il est prouvé scientifiquement cette vérité biologique et anthropologique qui pose les bases réelles, indéniables à la condition des Hommes. Nous sommes tous différents et multiples formant une même et seule humanité. Ce sont presque 7 milliards d’individus, chacun avec sa spécificité, aucun d’identique, et pourtant tous unis par nos origines, nos gènes communs. Être capable de l’accepter en tant que tel est loin d’être une évidence et durant des siècles, nous aurons proclamé à l’ombre de nombreuses violences et guerres d’autres notions bien obscures.

 

Ce constat si simple au demeurant, cet état de fait,  apparaissent pour autant bien complexes et porteurs de nombreuses difficultés dans l’organisation de nos sociétés. Son acceptation n’est pas innée et crée des tiraillements chez ceux qui pensent par sa dénonciation, son déni se hisser un cran plus haut que les autres, se distinguer et par la même avoir la sensation d’exister comme unique. L’exemple de l’usage criminel de la notion de « races » au cours de la seconde Guerre mondiale est là pour en témoigner. Non sans rappeler que des siècles auparavant jusqu’à cette apogée néfaste, on tentait déjà des « découpages » de l’espèce humaine en hiérarchisant les catégories à l’appui de toutes les idéologies destructrices avilissantes, à la base du racisme.

 

Plus loin encore, au-delà de cette volonté de faire croire à des « races » et pratiquer un « racisme » infondé, ne reposant sur aucun fait scientifique, c’est le rejet de l’autre, perçu comme un danger pour soi qui transparait. .Cette crainte et méfiance omniprésentes de l’ « alter » ego rend les rapports sociaux d’une violence symbolique et par ailleurs physique sans équivoque. La diversité des individus appréhendés en tant que personnes avec leur histoire, caractère, culture, environnement, croyances propres comme une tendance naturelle est totalement récusée. Elle cristallise alors toutes les stratégies parfois peu glorieuses pour asseoir une politique discriminative. C’est ainsi que l’on traite la problématique de l’immigration sous un angle se voulant positif et respectueux des Hommes, en mettant en avant des « critères de choix » qui à première vue sembleraient inoffensifs. Dans le fantasme de ce « choix » possible, on souhaite « sélectionner » quelle population « étrangère » on désire accueillir sur son territoire, en maîtriser les flux. Ceci en sachant pertinemment qu’il est impossible d’arrêter les migrations des populations, phénomène normatif de la constitution de nos civilisations. En pleine conscience, on chercherait en premier lieu à répondre aux causes de ces mouvements de masses avant de vouloir les arrêter à nos frontières.

 

.Dans les cas heureux et du point de vue culturel, ces flux migratoires ont à travers leur rencontre et mélange crée un ensemble identitaire fort. L’Europe en est un des exemples majeurs. Par l’abolition des frontières, la libre circulation des bien et personnes, des savoirs et connaissances, par le partage d’un patrimoine commun, elle vient se poser en référence de la diversité. Le slogan de cette union des peuples en démontre l’importance « unis dans la diversité » et présuppose l’acceptation de cette réalité évoquée jusqu’à présent.

 

Au regard du politique, la diversité ne peut être réduite à un simple concept à faire valoir à coup de propagande. On peut mesurer l’ampleur de la tache pour une évolution des mentalités quant à la considération des Hommes dans leur diversité et constituant une seule et même entité qu’est l’Humanité. Introduire cette vision dans l’organisation de notre société, cette nouvelle posture mentale demande d’accepter soi-même cette vérité, que cette diversité puisse rejoindre la notion d’unicité et nécessite une éducation à long terme. Cela créerait en tous les cas un espace de réelle construction non pas « contre » mais « avec » l’autre, qui différent de soi n’en reste pas moins notre semblable.  La diversité existe par nature. Elle ne s’impose pas, elle se cultive, se respecte et se porte haut et loin dans le respect de la dignité des Hommes. Elle sous-tend la république et la renforce.



13/11/2009
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